Oui à la vie
Voilà pourquoi nous lançons le référendum
  
   
Marlies Näf-Hofmann, Dr. en droit, présidente du groupe de travail «Recherche sur les cellules souches embryonnaires» de l’Association suisse «Oui à la vie», députée UDC/TG

Les développements rapides des sciences naturelles et de la médecine n'apportent pas seulement des espoirs, mais aussi des peurs obscures. En particulier, l'application de la méthode de fécondation artificielle sous forme de fécondation in vitro (FIV) conduit à de grands problèmes difficiles à résoudre. Au centre se trouve la question de savoir si les embryons conçus en dehors du corps maternel et ne pouvant pas être implantés dans la femme, ont le droit d'être fournis à la recherche scientifique. Ces ci-dits embryons surnuméraires apparaissent inévitablement lors de la FIV. Les affirmations des médecins spécialistes de la procréation avant la votation sur l'initiative populaire "Pour une procréation digne de l'être humain", disant qu'il n'y a plus d'embryons surnuméraires depuis l'approbation de l'article constitutionnel 119 en 1992, étaient fausses. Le fait est qu'en l'an 2000, plus de 1000 embryons congelés sont déjà stockés et que chaque année, environ 200 embryons surnuméraires nouveaux sont créés par fécondation in vitro. Des embryons surnuméraires sont donc une réalité. L'existence de ces êtres humains vivants qui sont livrés sans défense à la manipulation humaine, aplanit le chemin vers des champs de recherche et d'expérimentations nouveaux.

La recherche sur les cellules souches des embryons surnuméraires est aujourd'hui un thème très actuel et controversé qui pose questions après questions de nature juridique et éthique. La recherche sur les cellules souches embryonnaires est comme toute recherche sur les embryons une recherche "consommatrice" au cours de laquelle les embryons sont détruits.

Le 19.12.2003, le Conseil national et le Conseil des Etats ont approuvé la loi fédérale relative à la recherche sur les cellules souches embryonnaires (loi relative à la recherche sur les cellules souches, LRC). Cette loi permet par principe l'obtention et l'utilisation de cellules souches à partir d'embryons surnuméraires à des fins de recherche. Le législateur suisse institutionalise ainsi une recherche au cours de laquelle la vie des embryons surnuméraires conçus de façon artificielle sont sacrifiés à l'âge de 5-6 jours à des intérêts d'utilité étrangère. Cette instrumentalisation de la vie humaine, ancrée légalement, est hautement contraire à l'éthique. La loi relative à la recherche sur les cellules souches contredit les normes éthiques fondamentales. Cela viole aussi les droits de base de protection de la vie et de dignité humaine, droits constitutionnels garantis à chaque embryon.

Quand le Parlement, en tant que législateur, crée une loi contraire à la constitution et éthiquement non fongible, le souverain est appelé à décider si cette loi doit entrer en vigueur ou pas. Les citoyens et les citoyennes en droit de voter doivent avoir la possibilité d'exprimer leur opinion lors d'une votation populaire. Ce n'est que grâce à un référendum que la population pourra participer à une discussion d'éthique à propos d'un domaine extrêmement sensible de la recherche sur les cellules souches embryonnaires.


Nous acceptons volontiers tout soutien d'organisations qui rejettent aussi la loi relative à la recherche sur les cellules souches. Nous avons déjà eu le plaisir d'apprendre que la fraction du Palais fédéral PE/UDF veut soutenir notre référendum.


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15.1.2004

Oui à la vie, Secrétariat central, Case postale 18, CH-8775 Luchsingen
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