Oui à la vie
La loi relative à la recherche sur les cellules souches du point de vue du législateur
  
   
Dr. J. Alexander Baumann, Conseiller national UDC/TG, Kreuzlingen

Lors des pourparlers sur le projet du Conseil fédéral d'une « loi relative à la recherche embryonnaire », le parlement est parti du principe que la base constitutionnelle était « trop étroite » pour pouvoir établir un règlement général sur la recherche embryonnaire. C’est pourquoi le parlement a séparé le domaine de la recherche sur les cellules souches d’embryons surnuméraires du projet de loi total, en argumentant qu'il n’existe une base constitutionnelle suffisante que pour une loi relative à la recherche sur les cellules souches d’embryons surnuméraires, car ces derniers ont un statut spécial, puisqu’ils sont de toute manière voués à la mort. Pour le projet de loi fédérale relative à la recherche sur l’homme, des règlements concernant une recherche embryonnaire générale étaient prévus. Monsieur le Conseiller fédéral Couchepin semble avoir omis cela lorsqu’il révèle dans le NZZ du 7.10.04 qu’il ne pense pas reprendre prochainement le thème de la recherche embryonnaire.

Si des embryons surnuméraires sont traités différemment des autres embryons en ce qui concerne la protection de la vie par l’Etat, c’est en contradiction avec des principes juridiques constitutionnels (obligation de l'égalité devant la loi et interdiction de la discrimination). Tout embryon a le même droit à la vie et à la reconnaissance de sa dignité humaine intégrale. Dans un arrêté de 1993, le Tribunal fédéral a aussi attribué la dignité humaine à l'embryon en éprouvette. Selon l'art. 119 de la Constitution fédérale, le nombre maximal d'embryons créés en éprouvette est limité au nombre d'embryons qui peuvent être immédiatement implantés à la femme. Je trouve donc surprenant que nous voulions promulguer une loi sur la recherche avec un objet qui, selon la Constitution, ne doit pas exister.

De tout mon être, je refuse la loi relative à la recherche sur les cellules souches. Ma raison, comme ma conscience éthique, disent Non à la présente loi relative à la recherche sur les cellules souches.


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Conférence de presse, 9 novembre 2004

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